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Accrojet :
Depuis combien de temps pratiques-tu le jet ?
Olivier GOBET
:
J’ai débuté le jet en novembre1998.

Accrojet :
Comment as-tu découvert le jet ?
Olivier GOBET
:
Par hasard, pendant des vacances alors que me trouvais, en
famille, dans le sud de la France. J’ai débuté en mer, au
large de Fréjus (Var).

Accrojet :
Depuis combien de temps fais-tu de la compétition ?
Olivier GOBET
:
J’ai débuté dans la compétition l’année qui a suivi ma
rencontre avec ce sport, soit en août 2000, avec un
Kawasaki 1100 STX, et j’ai enfourché un SeaDoo XP
la même année.
Comme la pratique du jet en liberté est interdite en Suisse,
j’ai recherché un club de jet ski et j’en ai trouvé un grâce à
mon frère, Sébastien.
A l’origine, je n’avais pas imaginé qu’un jour je pratiquerais
ce sport en compétition.
Ce sont les circonstances qui m’y ont, en quelque sorte,
contraints.
Comme je le disais plus haut, la seule manière de pratiquer du
jet ski en Suisse, c’était de participer à des compétitions
pour lesquelles des autorisations sont délivrées par les
autorités étatiques.
En réalité, cela fait déjà cinq ans que je participe à des
compétitions (Championnats de Suisse, de France et d’Europe).
Et puis, si je m’aligne sur une grille de départ, c’est pour
gagner, sinon je reste à la maison.

Accrojet :
Sur quelle machine cours-tu ?
Olivier GOBET
:
Je cours au guidon d’un SeaDoo XP Limited 02 (RUN F2).

Accrojet :
A-t-elle subi des modifications ?
Olivier GOBET
:
Lorsque le virus de la course vous tient, il faut toujours
essayer d’améliorer ses propres performances, mais aussi
celles de la machine.
Mon jet a subi une préparation «Limited F2», modifications que
j’ai pu mettre à profit pour le championnat d’Europe IJSBA.
Certes, je n’ai pas eu tous les «ingrédients» d’un seul coup,
mais aujourd’hui, je suis assez fier de mon engin : double
pots, culasse, magnum pompe, selle carbone, trim…

Accrojet :
Fais-tu toi-même ta mécanique ?
Olivier GOBET
:
Juste certains contrôles et petites réparations, sinon c'est
le Team Cyrille LEMOINE Compétition (CLC) qui me fait
toute la mécanique, principalement Jean-Paul et Hubert
que je remercie très chaleureusement au passage.
Sans Jean-Paul LEMOINE, je ne pense pas que j’aurais pu
atteindre mon niveau actuel : deux titres continentaux en
2005, vice champion d’Europe sous l’égide l’IJSBA en Run F2 et
champion d’Europe sous l’égide de l’UIM en Run F1.

Accrojet :
Dans quelle catégorie cours-tu ? Sur quels championnats ?
Olivier GOBET
:
Je cours dans la catégorie des Limited F2, ma
catégorie.
Si cette catégorie n’est pas ouverte, alors je vais avec les
F1.
Je cours en championnat d'Europe IJSBA essentiellement et
quand cela se présente, comme en 2005, aussi en Championnat
d’Europe sous l’égide de l’UIM.

Accrojet :
Pour toi qui dispose actuellement de la meilleure machine en
compétition ?
Olivier GOBET
:
Cela
dépend du type de machine, mais pour moi, étant plus attiré
par le runabout, je dirais que c’est Cyrille LEMOINE
avec son 4 TPS puissant et fiable (cf. Oléron 2005) et
Franky ZAPATA pour son 2 TPS super nerveux.


Accrojet :
Quel sera ton programme pour la saison de course 2006 ?
Olivier GOBET
:
Mon principal objectif pour 2006, c’est bien sûr de m’aligner
sur la grille de départ du Championnat d’Europe pour décrocher
la plus haute marche du podium.
A part cela, j’irai participer à d’autres manifestations,
notamment à Pont à Mousson, course mythique pour moi.
Hormis la compétition, j’ai encore un autre but, réussir mon
année académique.

Accrojet :
Pratiques-tu d’autres sports en dehors du jet ?
Olivier GOBET
:
J'essaie de tester et de pratiquer tout ce qui touche à la
glisse, les sports fun (snowboard, skateboard, wakeboard,
etc.) !

Accrojet :
Quelle est ta préparation physique ?
Olivier GOBET
:
Ma préparation physique n’est pas particulière.
J’essaie de l’intégrer dans mon quotidien.
Souvent je me rends à l’Université en skateboard.
En pratiquant régulièrement les sports que j'aime… je
maintiens mon physique sans problème.
Côté alimentation, j’ai la chance d’avoir, à domicile, une
maman nutritionniste, ses conseils en diététique me sont d’un
très grand soutien.
Être physiquement au top dans son sport, décuple le plaisir et
si la machine n’en fait pas qu’à sa tête, alors le pilote fait
qu’un avec elle et ensemble, ils gagnent.

Accrojet :
T’entraînes-tu plus en lac ou en mer ?
Olivier GOBET
:
Ni l'un, ni l'autre..., mon entraînement s’effectue lors des
séances d’essais, la pole position et pendant la compétition.
Cela dit, j’apprécie autant l’océan pour ses vagues, la mer
pour ses mouvements de va et vient, le lac pour son calme et
enfin, le fleuve pour son clapot.

Accrojet :
Quel est ton plus beau souvenir ? Le pire ?
Olivier GOBET
:
Mon plus beau souvenir a été la rencontre avec les vagues de
l'Atlantique, lors d’une manche du Championnat de France en
2004, au Vieux Boucau, c’était géant ! Quant au pire, je ne
sais pas trop.
Il n’y a pas eu de situations que je puisse qualifier de pire.

Certes, j’ai connu quelques regrets et parmi ceux-ci :
- N’avoir
jamais pu me rendre au Championnat du monde de Lake Havazu (USA)
pour des raisons pécuniaires.
-
De n’avoir pas encore pu participer à Oléron, toujours pour
les mêmes raisons, le nerf de la guerre qui me fait défaut.
-
De
n’avoir jamais pu monter sur le podium du Championnat d’Europe
à Disney Village ; quatre
participations et quatre fois, je me suis retrouvé au pied du
podium.


Accrojet :
Peux-tu nous donner ton avis sur l’avenir du jet en loisir et
compétition ?
Olivier GOBET
:
Comme je le disais, la pratique du jet en « liberté » est
interdite en Suisse, son avenir en tant que loisir est déjà
compromis à moins que, les opposants, lui trouvent tout à coup
des vertus.
En revanche, la compétition en Suisse a et peut encore avoir
de beaux jours à certaines conditions ...

Au niveau compétition, bien qu’étant de nature optimiste, j'ai
un peu plus de mal avec cette question ...
Dans ce monde-là, j’ai parfois l’impression que les intérêts
des uns divergent avec d’autres, ce qui immanquablement va
ralentir, voire nuire à la réalisation finale.
Bien sûr, tout part d’un bon sentiment et la bonne volonté est
bien là, mais cela ne suffit pas si le «vrai maître», le sport
est desservi.
Chaque pilote présent sur la grille de départ n’a pas
forcément les mêmes moyens financiers que son concurrent qui
est à ses côtés.
Dès lors, en pratiquant la politique de «la course à
l’armement», je crains que la grille de départ ne s’étiole et
que le côté spectaculaire des grands départs ne se réduise à
un simple départ sans éclat, vidé de sa substance.
Si l’on veut donner au jet ses lettres de noblesse, et si l’on
veut que ce sport prenne de l’espace dans les colonnes des
quotidiens, connaisse la notoriété des autres sports
mécanisés, alors il faudra que tous travaillent dans une même
direction.

Accrojet :
Quelle(s) question(s) aurais-tu aimé que nous te posions et
que nous ne te posions pas ?
Olivier GOBET
:
Une question qui aurait pu m’être posée : Quels sont tes
souhaits ou quels rêves voudrais-tu voir se réaliser ?

Un de mes souhaits serait de pouvoir courir dans la catégorie
des RUN F1 au guidon d’un RUN F1, participer aux compétitions
offshore et enfin, transformer mes regrets cités plus haut, en
réalisation.

Accrojet :
Que penses-tu de notre site Accrojet.com, site a but non
lucratif, composé d’une équipe de passionnés ?
Olivier GOBET
:
Des passionnés qui mettent la main à la pâte, qui agissent
pour la renommée du jet en France et à l’étranger, je dis
bravo et ça fait plaisir.
Je les félicite. Je sais, à quel point, il faut être
rigoureux, précis et avoir de la discipline pour maintenir un
site vivant, digne d’intérêt. Encore bravo !

A propos de site, je vous invite à consulter le nouveau site
du gojet, troisième version, qui sera opérationnel à partir du
1er mars prochain.
www.gojet.ch

Accrojet :
Pour toi quel est le meilleur pilote du monde ?
Olivier GOBET
:
Cyrille LEMOINE pour sa manière incomparable de piloter
son XP.
Cela dit, j’ai beaucoup d’admiration pour le pilotage de
Franky ZAPATA et pour les sorties fulgurantes de Jimmy
BOSIO.

Accrojet :
Que penses-tu des 4 temps ? Si tu devais en acheter un, quel
Jet serait, pour toi, le top en 4 temps ?
Olivier GOBET
:
Dans le jet, le 4 temps se conjugue désormais au futur.
Celui que je voudrais posséder et piloter n’est, hélas, pas
encore là.
En attendant, je pense que je pourrais me satisfaire d’un
guidon actuellement sur le marché.


Accrojet :
Quel message voudrais-tu faire passer aux gens qui voudraient
se mettre au jet, Loisirs ou Compétitions ?
Olivier GOBET
:
Sans plaisir et sans motivation, pas d’aboutissement à part,
peut-être se prendre encore plus la tête.
La pratique du jet, que ce soit en loisirs ou en compétition,
doit rester pour moi un plaisir, le plaisir de naviguer avec
des pilotes qui, au gré des années sont devenus de bons
copains et même pour certains, des amis.
Se faire un nom dans ce sport et à l’étranger surtout en tant
que Suisse, ce n’est pas toujours facile. Cependant, j’ai
rencontré des gens formidables, des pilotes qui m’ont aidé
alors que tout semblait perdu et où l’abandon aurait été, sans
eux, inéluctable.
Merci de tout coeur à ceux qui se reconnaîtront.
Voilà ce que je souhaite à tous ceux et à toutes celles qui
veulent se mettre au jet ski, qu’ils ou elles trouvent cette
véritable amitié.
L’amitié - ne l’oublions pas, comme le disait un homme célèbre
et dont j’ai oublié le nom - c’est de l’amour en petite
monnaie.

Accrojet :
Que penses-tu des performances des pilotes féminines ? Es-tu
content que le jet se féminise ?
Olivier GOBET
:
Leurs performances se sont accrues et lorsque, je vois
certaines de ces «ladies» aux commandes de leur machine, je
vois combien elles sont devenues excellentes.
Il ne faut jamais sous-estimer ces concurrentes.
Cela est également valable pour les concurrents masculins.
Bref, je suis content que le jet se féminise.

Accrojet :
Quel est pour toi la plus belle course du monde et pourquoi ?
Olivier GOBET
:
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, je ne citerai
aucun nom et aucun lieu.
Pour moi, la plus belle course du monde est tout d’abord un
beau plan d’eau, un circuit technique avec de la vague et des
concurrents d’un excellent niveau.
A partir de cela, la plus belle course du monde peut avoir
lieu n’importe où.

Accrojet :
Un dernier mot pour la fin ?
Olivier GOBET
:
Merci à tous et à toutes, merci à ceux qui on cru en mes
aptitudes, à tous ceux qui m’ont encouragé à poursuivre et à
affiner mes sensations de pilote de jet en m’incitant à
participer à des compétitions en France.
Merci à tous ceux et à toutes celles qui m’aident et je
remercie par avance ceux et celles qui voudront encore
m’apporter leur soutien.
A tous et à toutes, je souhaite encore une bonne et excellente
année 2006
Merci Olivier GOBET pour tes réponses, nous te souhaitons
bonne chance pour la suite…
Sportivement
Giorgio pour Accrojet.com |